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	<title>Commentaires pour tchitchaaa.com</title>
	<link>http://tchitchaaa.com</link>
	<description>La NowPlaying fait son cinéma</description>
	<pubDate>Sat, 18 May 2013 16:09:00 +0000</pubDate>
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	<item>
		<title>Commentaires sur The Grandmaster par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6245-the-grandmaster-2013#comment-404</link>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 09:04:35 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6245-the-grandmaster-2013#comment-404</guid>
					<description>Comme on pouvait s'y attendre de la part de WKW, c'est évidemment magnifiquement chorégraphié, les (nombreux) combats de kung-fu sont très lisibles, les tenues sont superbes et les sentiments profonds.
Cependant, on peut aussi regretter parfois un excès de stylisation (trop d'arbres dont les extrémités sont enrobés d'une fine couche de neige, trop de jardins intérieurs, trop de tapis neigeux crissant sous la pantoufle qui glisse) et quelques répliques au symbolisme poussé : "j'aurais aimé découvrir la fleur sous la feuille" dit un homme à une femme.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Comme on pouvait s&#8217;y attendre de la part de WKW, c&#8217;est évidemment magnifiquement chorégraphié, les (nombreux) combats de kung-fu sont très lisibles, les tenues sont superbes et les sentiments profonds.<br />
Cependant, on peut aussi regretter parfois un excès de stylisation (trop d&#8217;arbres dont les extrémités sont enrobés d&#8217;une fine couche de neige, trop de jardins intérieurs, trop de tapis neigeux crissant sous la pantoufle qui glisse) et quelques répliques au symbolisme poussé : &#8220;j&#8217;aurais aimé découvrir la fleur sous la feuille&#8221; dit un homme à une femme.<br />
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	<item>
		<title>Commentaires sur Derrière la Colline par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6243-derriere-la-colline-2013#comment-403</link>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 09:02:57 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6243-derriere-la-colline-2013#comment-403</guid>
					<description>C’est toute une famille qui vit dans l’inquiétude dans puisque des coups de feu se font entendre et que des chèvres sont tuées sans mobile réel. Aussi, le patriarche, Faik, son métayer, son fils et ses petits-fils, entreprennent de monter la garde autour de leur maison plantée au pied des collines rocheuses. Dans un univers où la femme n’est bonne qu’à cuisiner les côtelettes, peler les pommes et préparer le thé, les hommes vont évoluer dans la peur des nomades, ennemis invisibles dont on se demande même s’ils existent seulement ou s’ils ne sont pas plutôt la projection fantasmée de cette petite communauté repliée sur elle-même.
En toute hypothèse, cette étrangeté s’avère le point fort du film du Turc Emin Alper, nettement plus que la lenteur contemplative qui irrigue une bonne partie de ce premier long-métrage.
@@+</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C’est toute une famille qui vit dans l’inquiétude dans puisque des coups de feu se font entendre et que des chèvres sont tuées sans mobile réel. Aussi, le patriarche, Faik, son métayer, son fils et ses petits-fils, entreprennent de monter la garde autour de leur maison plantée au pied des collines rocheuses. Dans un univers où la femme n’est bonne qu’à cuisiner les côtelettes, peler les pommes et préparer le thé, les hommes vont évoluer dans la peur des nomades, ennemis invisibles dont on se demande même s’ils existent seulement ou s’ils ne sont pas plutôt la projection fantasmée de cette petite communauté repliée sur elle-même.<br />
En toute hypothèse, cette étrangeté s’avère le point fort du film du Turc Emin Alper, nettement plus que la lenteur contemplative qui irrigue une bonne partie de ce premier long-métrage.<br />
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	<item>
		<title>Commentaires sur El Premio par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6241-el-premio-2013#comment-402</link>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 09:01:43 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6241-el-premio-2013#comment-402</guid>
					<description>Cecilia vit avec un seul de ses parents dans une maison isolée alors qu’elle aspire pourtant à aller à l’école et à vivre comme les autres. Mais, dans cette Argentine des années 1970, sa mère, opposante à la dictature militaire, n’y est pas favorable, de crainte d’être repérée. Cette vie dans la clandestinité vue à travers les yeux de cette enfant de sept ans, dépassée par la situation, bénéficie des possibilités offertes par le filmage en numérique.
Ainsi, Paula Markovitch opère un traitement du son et de l’image venant habilement servir son propos : le son rend en permanence perceptible le bruit des vagues et du vent, ne laisse affleurer que quelques bruits et en masque la plupart des autres, afin de rendre plus concret ce sentiment d’enfermement ; par ailleurs, l’image sans grain et filtrée dans les bleus-gris donne une forme d’atemporalité cotonneuse au film. Pour autant, ce premier long-métrage souffre d’un léger problème d’agencement car, si chaque scène trouve son exacte durée, l’ensemble a tendance à tirer en longueur et vient alors tempérer notre impression positive à son égard.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Cecilia vit avec un seul de ses parents dans une maison isolée alors qu’elle aspire pourtant à aller à l’école et à vivre comme les autres. Mais, dans cette Argentine des années 1970, sa mère, opposante à la dictature militaire, n’y est pas favorable, de crainte d’être repérée. Cette vie dans la clandestinité vue à travers les yeux de cette enfant de sept ans, dépassée par la situation, bénéficie des possibilités offertes par le filmage en numérique.<br />
Ainsi, Paula Markovitch opère un traitement du son et de l’image venant habilement servir son propos : le son rend en permanence perceptible le bruit des vagues et du vent, ne laisse affleurer que quelques bruits et en masque la plupart des autres, afin de rendre plus concret ce sentiment d’enfermement ; par ailleurs, l’image sans grain et filtrée dans les bleus-gris donne une forme d’atemporalité cotonneuse au film. Pour autant, ce premier long-métrage souffre d’un léger problème d’agencement car, si chaque scène trouve son exacte durée, l’ensemble a tendance à tirer en longueur et vient alors tempérer notre impression positive à son égard.<br />
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	<item>
		<title>Commentaires sur Queen Of Montreuil par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6239-queen-of-montreuil-2013#comment-401</link>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 20:51:22 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6239-queen-of-montreuil-2013#comment-401</guid>
					<description>Au tournant du siècle, Sólveig Anspach était apparue avec le joli 'Haut les cœurs !' et le documentaire anti-peine de mort 'Made in the USA' ; depuis, elle s’était un peu égaré, notamment dans des réalisations télévisées. C’est donc avec une attente mesurée que s’avance 'Queen Of Montreuil', histoire d’Agathe, jeune femme accueillant chez elle, à la mort de son mari, deux Islandais bloqués en France.
En sus de ces deux « invités », toute une foule de gens passe dans la vie d’Agathe : voisin amoureux, grutier fan de cinéma, tenancier de laverie qui se lance dans internet, maîtresse de son défunt mari et gardien d’un zoo abandonné cherchant à ce que le dernier phoque retrouve sa famille. Ces deux derniers personnages sont les plus réussis, à la différence d’Agathe portraiturée par Florence Loiret-Caille et son unique expression, le menton fuyant et le regard abattu. Pour faire vivre cette petite troupe, la réalisatrice opte pour une forme baroque et décousue avec notamment un montage un peu haché et une narration pas très tenue, débouchant sur un ensemble assez inconsistant.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Au tournant du siècle, Sólveig Anspach était apparue avec le joli &#8216;Haut les cœurs !&#8217; et le documentaire anti-peine de mort &#8216;Made in the USA&#8217; ; depuis, elle s’était un peu égaré, notamment dans des réalisations télévisées. C’est donc avec une attente mesurée que s’avance &#8216;Queen Of Montreuil&#8217;, histoire d’Agathe, jeune femme accueillant chez elle, à la mort de son mari, deux Islandais bloqués en France.<br />
En sus de ces deux « invités », toute une foule de gens passe dans la vie d’Agathe : voisin amoureux, grutier fan de cinéma, tenancier de laverie qui se lance dans internet, maîtresse de son défunt mari et gardien d’un zoo abandonné cherchant à ce que le dernier phoque retrouve sa famille. Ces deux derniers personnages sont les plus réussis, à la différence d’Agathe portraiturée par Florence Loiret-Caille et son unique expression, le menton fuyant et le regard abattu. Pour faire vivre cette petite troupe, la réalisatrice opte pour une forme baroque et décousue avec notamment un montage un peu haché et une narration pas très tenue, débouchant sur un ensemble assez inconsistant.<br />
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	<item>
		<title>Commentaires sur No par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6237-no-2013#comment-400</link>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 20:50:22 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6237-no-2013#comment-400</guid>
					<description>Ce nouveau film du Chilien Pablo Larraín traite du référendum de 1988 par lequel le général Pinochet demanda au peuple s’il voulait toujours de lui à la tête du pays. Sollicité par le camp du « No », un jeune publicitaire se trouve conduit à réaliser les premiers spots politiques d’un pays qui n’avait alors jamais connu de campagne télévisée. Limitée à un quart d’heure quotidien par camp, celle-ci fut l’occasion d’une communication débridée, à base de chansons, danses et discours un peu désuets sur la « joie à venir ».
Attaché à l’histoire de son pays, Larraín fait donc le choix d’aborder cet événement historico-politique par le prisme de son héros et de romancer un peu le tout, puisque le patron de son agence de publicité travaille, pour sa part, pour le « Sí ». Néanmoins, le plus important reste la construction de la propagande et des clips, avec toute la mauvaise foi traditionnelle de ce genre de matériau quand il s’agit de rendre compte de l’autre camp. Afin de réellement plonger le spectateur dans l’époque, le réalisateur opte pour un mélange réussi d’images d’alors (extraits de journaux télévisés et les vrais clips eux-mêmes) et de séquences tournées, pour un rendu uniformément diffusé en 4/3. Grâce à ce procédé, ces vingt-cinq ans paraissent très loin et très proches car on trouve dans 'No' des résonances évidentes avec l’actualité, en ce qui concerne le statut de la chose publique passée au tamis publicitaire.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Ce nouveau film du Chilien Pablo Larraín traite du référendum de 1988 par lequel le général Pinochet demanda au peuple s’il voulait toujours de lui à la tête du pays. Sollicité par le camp du « No », un jeune publicitaire se trouve conduit à réaliser les premiers spots politiques d’un pays qui n’avait alors jamais connu de campagne télévisée. Limitée à un quart d’heure quotidien par camp, celle-ci fut l’occasion d’une communication débridée, à base de chansons, danses et discours un peu désuets sur la « joie à venir ».<br />
Attaché à l’histoire de son pays, Larraín fait donc le choix d’aborder cet événement historico-politique par le prisme de son héros et de romancer un peu le tout, puisque le patron de son agence de publicité travaille, pour sa part, pour le « Sí ». Néanmoins, le plus important reste la construction de la propagande et des clips, avec toute la mauvaise foi traditionnelle de ce genre de matériau quand il s’agit de rendre compte de l’autre camp. Afin de réellement plonger le spectateur dans l’époque, le réalisateur opte pour un mélange réussi d’images d’alors (extraits de journaux télévisés et les vrais clips eux-mêmes) et de séquences tournées, pour un rendu uniformément diffusé en 4/3. Grâce à ce procédé, ces vingt-cinq ans paraissent très loin et très proches car on trouve dans &#8216;No&#8217; des résonances évidentes avec l’actualité, en ce qui concerne le statut de la chose publique passée au tamis publicitaire.<br />
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	<item>
		<title>Commentaires sur La Demora par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6235-la-demora-2013#comment-399</link>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 20:49:25 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6235-la-demora-2013#comment-399</guid>
					<description>Le « retard » du titre, c’est celui de María selon Agustín ; la première est mère célibataire de trois enfants et doit s’occuper du second, son père frappé de sénilité que, par fatigue et usure, elle oublie volontairement sur un banc public alors qu’il croit qu’elle est juste partie faire des courses. Persuadée que les services sociaux vont le prendre en charge et le placer dans un centre d’hébergement, elle rentre chez elle soulagée, avant qu’inévitablement, le remords ne monte en elle.
Sur un sujet d’une forte actualité, ressentie aussi bien en France qu’à Montevideo, donc, l’Uruguayen réalise un film plutôt équilibré, ne versant ni dans le pathos, ni dans la moralisation ou la mise en accusation de son héroïne.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Le « retard » du titre, c’est celui de María selon Agustín ; la première est mère célibataire de trois enfants et doit s’occuper du second, son père frappé de sénilité que, par fatigue et usure, elle oublie volontairement sur un banc public alors qu’il croit qu’elle est juste partie faire des courses. Persuadée que les services sociaux vont le prendre en charge et le placer dans un centre d’hébergement, elle rentre chez elle soulagée, avant qu’inévitablement, le remords ne monte en elle.<br />
Sur un sujet d’une forte actualité, ressentie aussi bien en France qu’à Montevideo, donc, l’Uruguayen réalise un film plutôt équilibré, ne versant ni dans le pathos, ni dans la moralisation ou la mise en accusation de son héroïne.<br />
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	<item>
		<title>Commentaires sur El Estudiante ou Récit d&#8217;une jeunesse révoltée par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6233-el-estudiante-ou-recit-dune-jeunesse-revoltee-2013#comment-398</link>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 08:25:53 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6233-el-estudiante-ou-recit-dune-jeunesse-revoltee-2013#comment-398</guid>
					<description>Récit d'initiation en milieu estudiantin, le film suit Roque qui arrive à l'Université de Buenos Aires. Au début, c'est plutôt dans un jeu de séduction qu'il se lance, et c'est par défi qu'il approche la leader d'un syndicat étudiant. Mais, peu à peu, il se laisse prendre au jeu des réunions de cellules, des préparations d'AG et de la montée en puissance précédant les élections au conseil de la vie étudiante.
Godillant tant bien que mal, tentant d'éviter les chausses-trappes et coups tordus des uns et des autres, Roque va évidemment perdre ses illusions au fur et à mesure de ce premier film, tenu et intéressant, même si l'on est pas très au fait des luttes politiques argentines.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Récit d&#8217;initiation en milieu estudiantin, le film suit Roque qui arrive à l&#8217;Université de Buenos Aires. Au début, c&#8217;est plutôt dans un jeu de séduction qu&#8217;il se lance, et c&#8217;est par défi qu&#8217;il approche la leader d&#8217;un syndicat étudiant. Mais, peu à peu, il se laisse prendre au jeu des réunions de cellules, des préparations d&#8217;AG et de la montée en puissance précédant les élections au conseil de la vie étudiante.<br />
Godillant tant bien que mal, tentant d&#8217;éviter les chausses-trappes et coups tordus des uns et des autres, Roque va évidemment perdre ses illusions au fur et à mesure de ce premier film, tenu et intéressant, même si l&#8217;on est pas très au fait des luttes politiques argentines.<br />
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	<item>
		<title>Commentaires sur The Master par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6231-the-master-2013#comment-397</link>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 08:23:58 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6231-the-master-2013#comment-397</guid>
					<description>Il est dommage que PT Anderson passe une grande part de son film à se regarder filmer, à se complaire dans des plans sans fin sur le visage de ses acteurs et sur leur affrontement psychologique tellement intense. Du coup, même la partition musicale de Jonny Greenwood finit par devenir envahissante, en tant qu'elle participe de ce qui peut même apparaître comme boursouflé à force de maîtrise.
Et pourtant, il y a des pistes particulièrement intéressantes dans cette historie de rencontre entre un marin ayant fait la guerre du Pacifique et un gourou dans les USA des années 50. Au-delà de toute la réflexion sur l'embrigadement sectaire, la domination psychologique ou le magnétisme du leader, on aurait aimé que soient poussés le parallèle entre les tests effectués par les médecins militaires (Rorschach et autres) et les expériences du "Master", ou que les scènes d'opposition entre les incrédules lucides et ce dernier soient plus nombreuses. Parce qu'en fait, en définitive, difficile de dire quel est le point de vue de PT Anderson sur son héros et son groupuscule.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Il est dommage que PT Anderson passe une grande part de son film à se regarder filmer, à se complaire dans des plans sans fin sur le visage de ses acteurs et sur leur affrontement psychologique tellement intense. Du coup, même la partition musicale de Jonny Greenwood finit par devenir envahissante, en tant qu&#8217;elle participe de ce qui peut même apparaître comme boursouflé à force de maîtrise.<br />
Et pourtant, il y a des pistes particulièrement intéressantes dans cette historie de rencontre entre un marin ayant fait la guerre du Pacifique et un gourou dans les USA des années 50. Au-delà de toute la réflexion sur l&#8217;embrigadement sectaire, la domination psychologique ou le magnétisme du leader, on aurait aimé que soient poussés le parallèle entre les tests effectués par les médecins militaires (Rorschach et autres) et les expériences du &#8220;Master&#8221;, ou que les scènes d&#8217;opposition entre les incrédules lucides et ce dernier soient plus nombreuses. Parce qu&#8217;en fait, en définitive, difficile de dire quel est le point de vue de PT Anderson sur son héros et son groupuscule.<br />
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	<item>
		<title>Commentaires sur Les Bêtes du Sud sauvage par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6229-les-betes-du-sud-sauvage-2012#comment-396</link>
		<pubDate>Sun, 16 Dec 2012 19:54:59 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6229-les-betes-du-sud-sauvage-2012#comment-396</guid>
					<description>La lignée Malick-Gordon Green-Nichols transpire en permanence dans ce premier film consacré à une petite communauté vivant dans le bayou en Louisiane. Vu au travers des yeux d'une petite fille de 5-6 ans, ce groupe de personnes tente de survivre, entre éléments déchaînés (feu, pluie, vent) et volonté des autorités de faire évacuer la zone et de les placer en centres sociaux.
Assurément, le réalisateur sait saisir ces conditions de vie, laisser aller (et trembler) sa caméra au rythme du "bathtub" et rendre particulièrement attachante l'héroïne. Pour autant, on pourra déplorer un symbolisme pesant (toutes les scènes onirico-fantasmées avec les aurochs), une trop grande confiance placée dans la mise en scène de la confrontation homme-nature et quelques phrases pontifiantes mises dans la bouche (en voix off) de l'enfant.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>La lignée Malick-Gordon Green-Nichols transpire en permanence dans ce premier film consacré à une petite communauté vivant dans le bayou en Louisiane. Vu au travers des yeux d&#8217;une petite fille de 5-6 ans, ce groupe de personnes tente de survivre, entre éléments déchaînés (feu, pluie, vent) et volonté des autorités de faire évacuer la zone et de les placer en centres sociaux.<br />
Assurément, le réalisateur sait saisir ces conditions de vie, laisser aller (et trembler) sa caméra au rythme du &#8220;bathtub&#8221; et rendre particulièrement attachante l&#8217;héroïne. Pour autant, on pourra déplorer un symbolisme pesant (toutes les scènes onirico-fantasmées avec les aurochs), une trop grande confiance placée dans la mise en scène de la confrontation homme-nature et quelques phrases pontifiantes mises dans la bouche (en voix off) de l&#8217;enfant.<br />
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				</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Tabou par Francois</title>
		<link>http://tchitchaaa.com/6227-tabou-2012#comment-395</link>
		<pubDate>Sun, 16 Dec 2012 19:54:19 +0000</pubDate>
		<guid>http://tchitchaaa.com/6227-tabou-2012#comment-395</guid>
					<description>Ce troisième film de Miguel Gomes se place, en creux et dans sa seconde partie, dans un tel positionnement ; auparavant, il aura fallu suivre la vie quotidienne d’une octogénaire en fin de vie dans le Lisbonne d’aujourd’hui. Aux côtés de sa femme de chambre et d’une voisine attentionnée, Aurora se fait plus acariâtre que pondérée dans un volet peu passionnant. Dans la seconde moitié de son film, le réalisateur portugais prend une ampleur certaine en exilant son récit au Mozambique par le biais d’un flash-back revenant sur les amours illégitimes d’Aurora dans les années 1950, et leurs liens avec la politique locale et la décolonisation du pays.
Au-delà du travail sur l’image (tout est filmé en noir et blanc, sur du 35mm pour Lisbonne, en super-8 en Afrique), le travail sur le son se fait particulièrement probant. Dans la partie mozambicaine, l’atmosphère et les bruits de la nature sont ainsi conservés mais les dialogues et autres interactions humaines sont ôtés, pendant qu’une voix off s’occupe de la narration, dans un geste de distanciation entre roman-photo et mécanisme de remontée à la surface des souvenirs enfouis.
@@+</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ce troisième film de Miguel Gomes se place, en creux et dans sa seconde partie, dans un tel positionnement ; auparavant, il aura fallu suivre la vie quotidienne d’une octogénaire en fin de vie dans le Lisbonne d’aujourd’hui. Aux côtés de sa femme de chambre et d’une voisine attentionnée, Aurora se fait plus acariâtre que pondérée dans un volet peu passionnant. Dans la seconde moitié de son film, le réalisateur portugais prend une ampleur certaine en exilant son récit au Mozambique par le biais d’un flash-back revenant sur les amours illégitimes d’Aurora dans les années 1950, et leurs liens avec la politique locale et la décolonisation du pays.<br />
Au-delà du travail sur l’image (tout est filmé en noir et blanc, sur du 35mm pour Lisbonne, en super-8 en Afrique), le travail sur le son se fait particulièrement probant. Dans la partie mozambicaine, l’atmosphère et les bruits de la nature sont ainsi conservés mais les dialogues et autres interactions humaines sont ôtés, pendant qu’une voix off s’occupe de la narration, dans un geste de distanciation entre roman-photo et mécanisme de remontée à la surface des souvenirs enfouis.<br />
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